Profamille

Module de psychoéducation pour les proches de personnes atteintes de schizophrénie

Depuis octobre 2014, l’ASBL Similes Wallonie (Association pour familles et amis de personnes atteintes de troubles psychiques) anime en collaboration avec l’Hôpital Psychiatrique du Beau Vallon un module Profamille destiné aux proches de personnes atteintes de schizophrénie.

Cette session Profamille est animée par Stéphanie Lemestré, assistante sociale à

 

l’asbl Similes Wallonie et M’barka Baija, infirmière dans le service Réhabilitation du Beau Vallon. 

Qu’est-ce qu’un programme de psychoéducation Profamille ?

Le module de psychoéducation est un programme de formation, destiné aux personnes confrontées à la schizophrénie d’un proche.  Il repose sur la combinaison de deux principes : une information concernant la maladie et sa prise en charge ainsi qu’un apprentissage de techniques pour mieux faire face.

 

Ce programme Profamille s’inscrit dans un Réseau International Francophone auquel Similes est intégré depuis 2007.  Ce module est la toute dernière version du programme « Profamille », réactualisée de manière extrêmement précise et complète par le docteur Yann Hodé, psychiatre, praticien au Centre Hospitalier de Rouffach en Alsace et chercheur au Centre de Neurochimie de Strasbourg.

 

Il prévoit 14 séances de quatre heures et se présente en quatre étapes dont l’ordre est étudié pour que chaque étape prépare l’étape suivante :

·         Education sur la maladie : modifier les attributions, permettre de comprendre.

·         Développer des habiletés relationnelles : améliorer sa relation avec le malade, baisser la tension, mieux aider le malade.

·         Gestion des émotions et développement de cognitions adaptées : prendre plus de plaisir.

·         Développer des ressources : tenir sur la durée et pouvoir faire face à des aléas et préparer l’avenir.

 

Le programme Profamille est une approche cognitivo-comportementale cherchant à modifier trois cibles : les comportements, les cognitions (c’est-à-dire les pensées) et le niveau émotionnel des familles avec deux objectifs en partie dépendants.  D’une part, améliorer le confort personnel et la capacité des participants à faire face (développement du sentiment d’efficacité personnelle et de « l’empowerment », l’octroi de plus de pouvoir à l’individu ou au groupe pour agir sur les conditions sociales, politiques, etc.) et d’autre part, améliorer l’efficacité de l’aide qu’ils peuvent apporter au malade.

 

Pourquoi la psychoéducation auprès des familles ?

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avance, lors de la conférence interministérielle d’Helsinki, un chiffre qui fait froid dans le dos : une personne sur quatre souffrira d’un trouble de santé mentale au cours de son existence.  Il existe bien entendu des services adaptés, des institutions et des professionnels capables d’assurer le suivi de ces personnes.

 

Concernant la schizophrénie, elle touche 1% de la population, soit 110 000 individus en Belgique.  Chaque année, on compte un nouveau cas de schizophrénie hospitalisé pour 10 000 habitants, c’est-à-dire environ 7 nouveaux cas par secteur psychiatrique.

 

De nombreuses études ont en effet démontré que pour la schizophrénie, l’intervention la plus efficace après le traitement médicamenteux est la psychoéducation des familles.  Elle permet une meilleure évolution du malade, une réduction du handicap, une amélioration de la qualité de vie de la famille et une diminution des coûts de soins.  Cette prise en charge est prioritaire en termes de prévention puisque lorsque la famille en bénéficie, les chances de rechutes du patient dans l’année qui suit sont deux fois moindre, ce qui est d’une efficacité équivalente à celle du traitement.  La maladie chronique épuise l’entourage, pourtant indispensable puisqu’il constitue souvent un partenaire au long cours.  Priver la famille de participer à un programme psychoéducatif entraîne donc une perte de chance pour le patient.

 

Quelques témoignages de participants :

-      "C'est dommage qu'on n'ait pas connu cela dès le début de sa maladie, on aurait gagné du temps."

-      "Au début j'étais réticent à venir, ensuite j'ai regretté de n'être pas venu plus tôt."

-      "J'avais peur d'aller dans un groupe, et je n'en voyais pas vraiment l'utilité. Heureusement que mon médecin m'a convaincue parce que grâce à Profamille, je vais vraiment mieux et mon enfant aussi."

-      "Je n'en croyais pas mes yeux, en quelques mois la situation à la maison a complètement changé simplement en appliquant ce que j'ai appris à Profamille."

-      "J'étais tellement épuisée que je ne me sentais pas la force d'aller suivre une formation comme Profamille. Finalement, c'est le contraire qui s'est passé. La participation à Profamille a rapidement réduit ma fatigue et m'a redonné de l'énergie."

Pour plus d’informations :

Stéphanie Lemestré

ASBL Similes Wallonie

04/344.45.45 – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

www.similes.org

 

BAIJA  M’barka

Service réhabilitation

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Profamille : Module de psychoéducation pour les proches de personnes atteintes de schizophrénie